Plus de 150 pays réunis au Forum de diplomatie d’Antalya

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Plus de 150 pays réunis au Forum de diplomatie d’Antalya

La 5ᵉ édition du Forum de diplomatie d’Antalya s’est tenue du 17 au 19 avril 2026, réunissant une participation record avec plus de 150 pays représentés. Le Forum d’Antalya s’impose comme une plateforme majeure de dialogue international, réunissant décideurs politiques et acteurs institutionnels autour des grandes questions contemporaines.

Plus de 6 400 participants réunis

Organisé sous le thème « Cartographier l’avenir, gérer les incertitudes » et placé sous le haut patronage du Président turc Recep Tayyip Erdoğan, l’événement a rassemblé environ 6 400 participants. Parmi eux figurent plus de 20 chefs d’État et de gouvernement, 13 vice-chefs d’État, ainsi que plus de 50 ministres. Les échanges ont également mobilisé 75 représentants d’organisations internationales et plus de 460 invités de haut niveau.

Au total, plus de 40 sessions et événements ont rythmé le forum, abordant les principaux défis mondiaux. Les discussions se sont concentrées sur les tensions internationales, les difficultés économiques et les enjeux liés à la coopération entre États. Les organisateurs ont mis l’accent sur la nécessité de mieux analyser les évolutions du monde afin d’anticiper les risques et proposer des réponses adaptées.

Recep Tayyip Erdoğan appelle à un nouvel ordre mondial plus juste

À l’ouverture du Forum, le Président Recep Tayyip Erdoğan appelle à repenser en profondeur le système international face aux crises actuelles. Le Chef de l’État souligne l’importance de cet événement, désormais considéré comme un espace majeur de réflexion mondiale. Dans un discours direct et préoccupé, la diplomatie se présente comme un outil qui ne se limite plus à la gestion des conflits. « La diplomatie doit contribuer à définir les valeurs et les principes qui guideront l’avenir de l’humanité », déclare-t-il.

Le Président dresse ensuite un constat critique de la situation mondiale, évoquant une double crise : une crise de pouvoir marquée par des rivalités croissantes, et une crise morale liée à l’inefficacité des mécanismes internationaux. Selon son analyse, le système actuel, pourtant fondé sur des règles, peine à les faire respecter et à protéger les populations les plus vulnérables.

Face à ces défis, un appel se lance pour corriger ce qu’il qualifie de « déficit de représentation » dans la gouvernance mondiale. Erdoğan rappelle que « le monde est plus grand que cinq », insistant sur la nécessité de décisions internationales plus inclusives et plus équitables. Malgré ce constat préoccupant, une solution fondée sur le dialogue et la diplomatie reste privilégiée. Ces outils figurent, selon ses propos, parmi les moyens les plus efficaces pour prévenir les conflits et consolider une paix durable. Par ailleurs, un renforcement de la solidarité entre les nations s’impose comme une priorité. L’avenir du monde dépend, selon lui, de la capacité des États à dépasser leurs intérêts individuels afin de construire un système plus juste, fondé sur la coopération et des valeurs communes.

Les Comores cherchent à attirer davantage d’investissements turcs

En marge du Forum, le Président comorien Azali Assoumani s’est entretenu en tête-à-tête avec son homologue turc Recep Tayyip Erdoğan. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre Moroni et Ankara. Accompagné de son Ministre des Affaires étrangères Mbaé Mohamed et de son conseiller diplomatique Djaé Ahamada Chanfi, le Chef de l’État comorien a réaffirmé sa volonté de redynamiser la coopération bilatérale. Les deux parties cherchent à structurer davantage un partenariat encore en construction.

Si aucun accord général de coopération ne compte encore parmi les engagements signés, les discussions avancent vers la mise en place d’un cadre formel. Cette orientation découle des consultations politiques menées à Ankara au début du mois d’avril. L’objectif vise la structuration de la coopération dans plusieurs secteurs : défense, santé, économie et agriculture. Les autorités comoriennes souhaitent également la création d’un conseil des affaires destiné à stimuler les échanges commerciaux et attirer les investissements turcs. Le développement des infrastructures figure aussi parmi les priorités évoquées lors des échanges.

Santé et infrastructures au cœur des échanges

Les échanges économiques entre les deux pays restent encore limités, évalués à 23,3 millions de dollars en 2024 selon l’Agence turque de coopération internationale (TIKA). Malgré ce niveau modeste, les deux gouvernements affichent une volonté claire d’accélérer la dynamique dans les années à venir.  Par ailleurs, Azali Assoumani a sollicité l’appui de la Türkiye pour l’organisation des Jeux des îles de l’océan Indien en 2027, ainsi que pour le renforcement du système de santé comorien, notamment le futur centre hospitalier universitaire El-Maarouf.

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