La coopération entre l’Algérie et l’Union européenne connaît un regain d’intérêt avec le « Pacte pour la Méditerranée », malgré des tensions persistantes sur les échanges commerciaux. La commissaire européenne Dubravka Šuica s’est rendue à Alger les 4 et 5 mai 2026 pour relancer le partenariat stratégique.
Contexte du Pacte pour la Méditerranée
Ce nouveau cadre vise à structurer une coopération équilibrée sur le commerce, l’investissement, l’énergie, la migration et la sécurité. L’UE et l’Algérie reconnaissent un potentiel inexploité pour des bénéfices concrets et mutuels. Šuica a rencontré le ministre des Affaires étrangères Ahmed Attaf, celui de l’Énergie Mohamed Arkab et le PDG de Sonelgaz.
Domaines prioritaires de coopération
Les discussions portent sur un environnement des affaires clair pour stimuler les investissements européens en Algérie. L’énergie est centrale : l’Algérie est saluée comme fournisseur fiable de gaz, avec des opportunités dans les renouvelables via l’initiative T-MED. La migration et la sécurité font aussi l’objet de renforcement, incluant la lutte contre le trafic et le terrorisme.
De nouveaux projets sont préparés pour 2026-2027, notamment en investissement, comme annoncé par l’ambassadeur de l’UE Diego Mellado.
Défis et déséquilibres persistants
L’UE reste le premier partenaire commercial de l’Algérie (50-60% des échanges), mais dominé par les hydrocarbures. Alger dénonce un déséquilibre de l’Accord d’association de 2005 et appelle à sa révision, critiquant les restrictions européennes. Bruxelles pousse pour plus d’ouverture et un climat prévisible.
Malgré ces frictions, les deux parties visent un partenariat pragmatique.
Perspectives économiques pour l’Algérie
Ces avancées pourraient diversifier l’économie algérienne via des IDE européens et un meilleur accès au marché UE pour ses produits non-pétroliers. L’UE promeut l’intégration dans les chaînes de valeur mondiales, favorisant emplois et croissance.





