Le baril de pétrole a franchi la barre symbolique des 100 USD cette semaine, atteignant des niveaux inédits depuis 2022 en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Chiffres clés de la flambée
Les cours du Brent et du WTI ont explosé lundi 9 mars 2026 sur les marchés asiatiques, portés par des perturbations d’approvisionnement massives.
- Brent : +17,28% à 108,71 USD (pic à 117 USD), soit une hausse de 90% depuis janvier (61 USD).
- WTI : +16,19% à 105,62 USD (jusqu’à 120 USD intraday), après +35% sur la semaine écoulée.
Ces niveaux, les plus hauts depuis l’été 2022, reflètent une prime de risque extrême liée au conflit régional.
Causes géopolitiques principales
La hausse s’explique par une série de chocs cumulés au Moyen-Orient, perturbant 20% de la consommation mondiale de pétrole via le détroit d’Ormuz.
- Réduction volontaire des approvisionnements par grands producteurs OPEP+, aggravant les tensions.
- Chute de 70% de la production irakienne sud (1,3 Mb/jour) et blocage des exportations via Ormuz.
- Attaques iraniennes sur infrastructures du Golfe et routes maritimes, avec menaces d’interruption totale des exportations régionales.
Les analystes évoquent un risque de 150 USD/baril si le détroit reste fermé ne serait-ce que quelques jours.
Perspectives et réactions des marchés
Les prix ont légèrement reculé en fin de séance lundi après des signaux du G7 sur une possible libération de réserves stratégiques. Pour les économistes, cette volatilité renforce l’urgence de la transition énergétique en Afrique, où les pays producteurs pourraient réinvestir les windfalls dans mines et renouvelables.
Surveillez les négociations OPEP+ et l’évolution du conflit : un statu quo maintiendrait les cours au-dessus de 100 USD durablement.
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