Gazoduc Farigh-Brega opérationnel : Un tournant pour la production gazière en Libye

Home > Blog > Energie > Gazoduc Farigh-Brega opérationnel : Un tournant pour la production gazière en Libye

Gazoduc Farigh-Brega opérationnel : Un tournant pour la production gazière en Libye

La mise en service de la première phase du gazoduc reliant le champ gazier de Farigh à Brega marque un pas décisif pour la production énergétique libyenne. Ce projet, piloté par la National Oil Corporation (NOC), renforce l’approvisionnement en gaz des centrales électriques et industries stratégiques dans l’est du pays.

Contexte du projet

Le champ de Farigh, exploité par Waha Oil Company (filiale de la NOC), a récemment vu l’ajout de nouveaux puits gaziers produisant jusqu’à 14 millions de pieds cubes par jour. Le gazoduc Farigh-Brega vise à transporter ce gaz vers le complexe industriel de Brega, un hub clé pour le traitement du gaz, des fertilisants et du méthanol.

Ce développement s’inscrit dans une stratégie plus large de la NOC pour augmenter la production gazière à 28 millions de m³ par jour d’ici 2030, avec un focus sur les exportations vers l’Europe via des infrastructures comme Greenstream.

Impacts économiques et énergétiques

La première phase du gazoduc permettra d’accroître les flux vers les centrales de Sarir et les usines de Brega, stabilisant l’alimentation électrique face aux pics de demande estivale. Cela réduit la dépendance aux importations de carburant et optimise les coûts pour la NOC, tout en soutenant la production pétrolière associée.

Sur le plan économique, ce projet dope les revenus de la Libye, premier producteur africain de pétrole, en visant 2 millions de barils par jour. Il attire aussi des investissements étrangers, comme les accords récents avec TotalEnergies et ConocoPhillips.

Perspectives pour l’Afrique et l’Europe

En Afrique du Nord, cette infrastructure renforce la position libyenne sur le marché gazier régional, au moment où des projets transsahariens sont relancés. Pour l’Europe, en quête de diversification post-crise ukrainienne, la Libye pourrait exporter plus via l’Italie, avec des forages de gaz de schiste prévus en 2026.

Malgré les défis sécuritaires récurrents (fermetures de pipelines par factions), ce lancement signale une stabilisation du secteur. La NOC prévoit de nouveaux appels d’offres en 2026 pour accélérer ces ambitions.

✍️ Vous souhaitez apporter une contribution ?

Écrivez-nous pour un article invité : [email protected]

Écrire à la rédaction
Share this article
Share this Article:
Partner Content:
Provider:
APO Group
Join our newsletter

Join the latest releases and tips, interesting articles, and exclusive interviews in your inbox every week.