Le cedi ghanéen, l’une des monnaies les moins performantes en 2024, a réussi un redressement spectaculaire en 2025. Cette hausse d’environ 30% face au dollar marque un tournant décisif pour l’économie du Ghana. Découvrez les facteurs clés de cette évolution et ses conséquences majeures sur le pouvoir d’achat et la stabilité financière du pays.
Une année 2024 difficile pour le cedi
En 2024, le cedi a été l’une des monnaies les moins performantes au monde, occupant la cinquième place du classement mondial selon Bloomberg. Cette faiblesse a impacté négativement l’économie ghanéenne, notamment les importations et les biens de consommation.
Un redressement spectaculaire en 2025
En 2025, la tendance s’est inversée avec une forte appréciation de près de 30% durant le premier semestre. Le taux de change est passé de 15,56 cedis pour un dollar début avril à 10,28 cedis fin juin, redonnant confiance aux acteurs économiques.
Les facteurs clés de l’appréciation du cedi
Ce redressement s’explique par plusieurs facteurs, notamment la baisse significative de l’indice du dollar américain (-11% sur le premier semestre 2025) et les interventions ciblées de la Banque du Ghana, incluant une injection de 490 millions de dollars sur le marché des changes. Les réserves de change ont également été renforcées, atteignant environ 11 milliards de dollars.
Réactions des autorités financières et perspectives
Le Fonds monétaire international (FMI) a évoqué une éventuelle nécessité de révision du programme économique ghanéen face à cette forte appréciation. Les autorités monétaires insistent sur la planification minutieuse derrière cette évolution, même si les impacts à long terme restent incertains.
Impact sur l’économie ghanéenne
Ce rebond du cedi a contribué à la désinflation des biens importés, améliorant le pouvoir d’achat local et stabilisant l’économie. Toutefois, les autorités restent vigilantes face aux possibles effets secondaires sur la compétitivité des exportations ghanéennes.
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