Le prix du gaz européen a bondi de plus de 30% en quelques jours, porté par les tensions au Moyen-Orient qui paralysent les flux de GNL via le détroit d’Ormuz et l’arrêt de la production qatarie. Cette flambée suit de près l’explosion des cours du pétrole au-delà de 100 USD, menaçant l’économie européenne déjà fragilisée par des stocks bas.
Chiffres de la crise
Les marchés ont connu une volatilité extrême depuis début mars 2026, avec le hub TTF néerlandais (référence européenne) comme épicentre.
- TTF : +33% lundi à 59,4 €/MWh, puis +23% supplémentaire mardi, atteignant 60 €/MWh (niveaux inédits depuis 2023).
- Stocks européens : seulement 30% de remplissage fin février (vs 62% en 2025), aggravant la vulnérabilité avant la saison de remplissage.
- Impact Qatar : 10-15% des importations UE touchées par la suspension de QatarEnergy après attaques de drones iraniens.
Causes géopolitiques enchaînées
Cette hausse n’est pas isolée mais cumulée avec la crise pétrolière : blocage d’Ormuz (20% du GNL mondial) et menaces iraniennes de « brûler » les navires.
- Menaces sur le détroit d’Ormuz paralysent pétroliers et méthaniers, forçant une ruée mondiale sur le GNL spot.
- QatarEnergy à l’arrêt sur ses sites clés, privant l’Europe d’une source stable alors que l’Asie surenchérit.
- Stocks bas post-hiver + demande de réapprovisionnement printanier : l’Europe était déjà tendue avant le conflit.
Perspectives et réponses politiques
Les analystes prévoient un TTF à 50-60 €/MWh durable si perturbations durent des semaines, loin des 340 €/MWh de 2022 mais suffisant pour une stagflation.
- G7 discute libération réserves stratégiques GNL ; diversification vers USA/Norvège accélérée.
- Pour l’Afrique, urgence : pays gaziers (Nigeria, Algérie) pourraient capter les surenchères asiatiques/européennes.
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