Inauguration de l’Enfad à Wanani
L’Union européenne a investi 193,348 millions de francs comoriens (454 000 USD) dans le cadre du programme Msomo na Hazi pour construire l’École nationale de formation aux métiers agricoles et au développement rural (Enfad) à Wanani, sur le plateau de Djando à Mwali.
Premier établissement public dédié à la formation technique et professionnelle agricole aux Comores, l’Enfad forme les jeunes aux métiers agricoles et au développement rural afin de renforcer les compétences nationales.
L’école dispose de trois salles de classe équipées, d’un bureau administratif, de sanitaires, d’une chambre froide, d’un laboratoire de recherche et d’une salle polyvalente. Quatre salles de classe et deux bureaux administratifs réhabilités augmentent la capacité d’accueil à 210 étudiants.
Trois filières pédagogiques s’offrent aux étudiants : le Bepa (Brevet d’études professionnelles agricoles), le baccalauréat agricole et le Bts en analyse ou entrepreneuriat agricole. Pour la première année, 74 apprentis ont commencé les cours le 24 novembre. Dix-sept formateurs et six personnels administratifs encadrent les étudiants. L’école prévoit un effectif total de 90 apprentis pour cette première promotion.
Les travaux ont coûté 145,462 millions de francs comoriens, les équipements agricoles 38,090 millions et le mobilier administratif un peu plus de 9 millions. L’Union européenne a également financé l’élaboration des référentiels techniques, la formation modulaire et la mise en place d’un conseil d’administration, pour un montant supplémentaire de 48,787 millions.
Pour le Ministre de l’Éducation nationale, Bacar Mvoulana, « Nous construisons plus que des murs : nous investissons dans la qualification de nos futurs travailleurs ». De son coté, la Gouverneure de Mwali, Chamina Ben Mohamed, a encouragé une gestion optimale de l’école pour que les générations futures en bénéficient pleinement.
L’Enfad s’inscrit dans le Plan Comores émergent, qui place l’agriculture parmi les priorités nationales. L’État accordera une subvention annuelle de 80 millions de francs comoriens pour garantir sa pérennité.





