Les commerces illégaux dans le viseur
50 opérations du Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) ont déjà mobilisé les services de l’État à Mayotte depuis le lancement de l’opération Kingia, le 7 avril dernier.
À travers cette campagne, les autorités veulent lutter contre les fraudes, assainir l’activité économique locale et mieux protéger les consommateurs. Dans ce cadre, la préfecture a annoncé, jeudi 7 mai, la fermeture administrative de plusieurs établissements après de nouveaux contrôles. Selon les autorités, plusieurs infractions graves ont été relevées.
Pour travail dissimulé, le Terminus Bar, situé à Dzaoudzi sur la route des Badamiers, figure parmi les commerces sanctionnés. D’autres établissements ferment pour non-respect des règles d’hygiène et de sécurité alimentaire. Il s’agit de Brochetterie X Nafisa à Tsingoni, du Rendez-vous chez Cousin au rond-point du Baobab à Mamoudzou, ainsi que de la Boulangerie de Combani, à Tsingoni.
La préfecture rappelle que ces contrôles visent à faire respecter les règles, garantir une concurrence loyale et protéger les consommateurs. Les autorités souhaitent également soutenir les entreprises qui respectent la réglementation. Depuis plusieurs semaines, les interventions se multiplient sur le territoire. Le 24 avril dernier, d’autres fermetures administratives ont déjà visé plusieurs commerces. Trois établissements situés à Pamandzi ont notamment été sanctionnés pour travail dissimulé : Super Bazar, Nourdine Siti-Hykma et Somany Eléonord.
Plusieurs restaurants ont aussi subi des sanctions pour non-respect des normes sanitaires. Parmi eux figurent Le Dékalé à Mtsapéré, Resto Renad à Mamoudzou, Resto plein air à Cavani et Mamie Sara Resto à Dembéni. Les arrêtés préfectoraux montrent que ces fermetures restent souvent temporaires. Les gérants doivent corriger les manquements constatés avant toute réouverture. Ces derniers doivent notamment renforcer l’hygiène, revoir le stockage des denrées alimentaires et remettre les locaux aux normes.
Une nouvelle visite des services compétents permettra ensuite de décider de la reprise d’activité. À travers l’opération Kingia, l’État cherche à rétablir l’ordre économique, améliorer les conditions sanitaires et renforcer la confiance des consommateurs à Mayotte.





