Des milliards de francs comoriens pour construire l’avenir
De nouveaux mécanismes d’investissement productif voient le jour aux Comores. Le gouvernement veut transformer les envois d’argent de la diaspora en véritable moteur de croissance.
Lors du deuxième Sommet mondial sur le développement social, organisé du 4 au 6 novembre au Qatar, Dhoihirdine Ahamada Bacar, Secrétaire Général du Ministère des Finances, du Budget et du Secteur bancaire, a présenté cette nouvelle stratégie.
Ce dernier souligne que les transferts de fonds atteignent 147,8 milliards de francs comoriens (320 millions USD) en 2022, soit près du cinquième du PIB national. Ces ressources soutiennent des milliers de familles et réduisent la pauvreté. Mais la majorité finance la consommation et les importations, sans impact durable sur la production nationale.
Face à ce constat, le gouvernement engage plusieurs réformes. Les autorités financières abaissent les frais de transfert pour favoriser les envois officiels. Le ministère élargit l’accès aux services bancaires et numériques. L’administration renforce aussi l’éducation financière afin d’aider les ménages à mieux gérer leurs revenus et à investir dans des activités productives.
Dans la même démarche, les autorités introduisent de nouveaux dispositifs. Un crédit immobilier accessible doit stimuler le secteur du bâtiment et des travaux publics. Des plateformes d’investissement participatif permettent à la diaspora de financer directement des projets entrepreneuriaux locaux. « Ces initiatives visent à transformer les transferts en capital productif créateur d’emplois et de valeur ajoutée » a déclaré le SG.
« Les envois d’argent doivent servir à construire, produire et développer », a-t-il expliqué. Ce dernier appelle à une coopération renforcée entre les États africains, la diaspora et les partenaires internationaux.
Le gouvernement compte également canaliser l’énergie et la solidarité de sa diaspora vers des projets concrets. Les transferts de fonds cessent de se limiter à la consommation et contribuent désormais à la croissance, à la création d’emplois et au développement social durable.





