Une nouvelle mesure fiscale qui pourrait impacter les consommateurs
Le gouvernement malgache envisage d’introduire une nouvelle mesure fiscale qui pourrait impacter les consommateurs de services audiovisuels. Dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR) 2026, un droit d’accise de 5 % sur les abonnements de télévision payante est proposé. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement des recettes fiscales de l’État.
Selon les autorités, cette taxe viserait principalement les services de télévision par abonnement, incluant les bouquets satellitaires et les plateformes de diffusion payante opérant sur le territoire national. L’objectif affiché est de diversifier les sources de revenus publics dans un contexte économique marqué par des besoins croissants de financement des infrastructures, des services sociaux et des investissements publics.
Cette mesure suscite déjà des réactions contrastées. Du côté du gouvernement, elle est présentée comme une solution permettant d’élargir l’assiette fiscale sans alourdir directement la fiscalité sur les produits de première nécessité. Les abonnements TV étant considérés comme des services non essentiels, ils constituent une cible jugée acceptable pour une taxation modérée.
Cependant, certains acteurs du secteur audiovisuel et des télécommunications expriment des inquiétudes. Ils redoutent un impact sur la consommation des ménages, notamment dans un contexte où le pouvoir d’achat reste limité. Une augmentation des coûts d’abonnement pourrait également freiner l’accès à l’information et aux contenus éducatifs pour certaines couches de la population.
Du côté des consommateurs, la mesure pourrait entraîner une hausse progressive des factures mensuelles, même si l’effet final dépendra de la manière dont les opérateurs répercutent ou non cette taxe.
Cette proposition devra encore être débattue et validée par le Parlement avant toute application. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs pays africains, où les gouvernements cherchent à mieux fiscaliser l’économie numérique et les services de consommation moderne.
Si elle est adoptée, cette taxe marquera une nouvelle étape dans la modernisation du système fiscal malgache, tout en relançant le débat sur l’équilibre entre recettes publiques et accessibilité des services pour les ménages.





