La Banque de Maurice prévoit une inflation de 5,5 % en 2026

Home > News > Economie > La Banque de Maurice prévoit une inflation de 5,5 % en 2026

La Banque de Maurice prévoit une inflation de 5,5 % en 2026

Le pays resserre sa politique face à l’inflation

Dans un contexte mondial incertain, la Banque de Maurice revoit ses prévisions et prévoit une inflation plus élevée que prévu pour 2026.

La Banque de Maurice anticipe désormais une inflation moyenne de 5,5 % en 2026. Cette nouvelle projection dépasse les estimations précédentes et sort de la fourchette cible fixée par les autorités monétaires.

Face à cette évolution, le Comité de politique monétaire a relevé, ce mercredi 20 mai, le taux directeur de 25 points de base. Le taux passe ainsi de 4,50 % à 4,75 %, décision adoptée à l’unanimité dans un contexte international jugé incertain.

La Gouverneure de la Banque centrale, Priscilla Muthoora Thakoor, explique que cette mesure vise surtout à freiner les pressions inflationnistes et à préserver la stabilité économique. Cette dernière rappelle aussi la forte exposition de l’économie mauricienne aux chocs extérieurs, notamment la hausse du pétrole, des coûts de transport et des importations alimentaires.

L’évolution des prix reste sous surveillance. L’inflation globale maintient un niveau de 4,2 % entre mars et avril 2026, mais la tendance annuelle progresse, passant de 2,7 % à 3,6 % en avril. Cette hausse découle principalement du renchérissement de l’énergie, qui influence ensuite plusieurs biens et services du quotidien.

Dans son scénario de base, le département  révise ses prévisions et projette désormais une inflation moyenne de 5,5 % pour 2026, contre 3,6 % auparavant. L’institution alerte aussi sur des risques supplémentaires liés aux tensions persistantes au Moyen-Orient, susceptibles de perturber le marché pétrolier mondial.

Sur le plan économique, les perspectives de croissance reculent. Le PIB réel devrait progresser de 2,8 % en 2026, contre des estimations plus élevées lors des précédentes réunions. Cette révision reflète la hausse des coûts de l’énergie, la perte de pouvoir d’achat et le ralentissement du secteur touristique.

Share this article
Share this Article:
Partner Content:
Provider:
APO Group
Join our newsletter

Join the latest releases and tips, interesting articles, and exclusive interviews in your inbox every week.