COP 30 : les Comores exposent leurs priorités pour la planète

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COP 30 : les Comores exposent leurs priorités pour la planète

Abubakar Ben Mahamoud plaide pour les nations vulnérables

Le monde subit déjà un réchauffement de 1,2 °C, et la température pourrait atteindre +2,7 °C d’ici la fin du siècle sans mesures ambitieuses. Abubakar Ben Mahamoud, Ministre comorien de l’Environnement, a lancé cet avertissement hier lors de la COP en Amazonie, symbole mondial de la résilience écologique.

Ce dernier a remercié le Président brésilien Lula Da Silva pour son accueil chaleureux et l’organisation exemplaire de cette conférence qualifiée d’« historique ».

Chaque fraction de degré supplémentaire accentue les risques. Les récifs coralliens pourraient disparaître presque totalement à +2 °C et plus d’un milliard de personnes pourraient devoir se déplacer d’ici 2050. Les pays en développement, bien qu’ils contribuent peu aux émissions mondiales, subissent les pertes les plus lourdes, avec des dommages économiques dépassant 500 milliards USD  par an dès 2030.

Aux Comores, la situation touche directement la population. Plus de 60 % des habitants vivent sur le littoral et affrontent la montée des eaux. L’érosion détruit les terres cultivables et les cyclones gagnent en intensité. Le cyclone Kenneth en 2019 a touché 345 000 personnes et provoqué des dégâts estimés à 185 millions de dollars, soit près de 16 % du PIB national.

Pour répondre à cette urgence, le Ministre a demandé une reconnaissance officielle des besoins spécifiques des petits États insulaires en développement (PEID). « Cette mesure doit guider les financements et les décisions internationales afin de garantir une participation équitable des pays vulnérables » a-t-il déclaré.

Les contributions actuelles couvrent seulement 30 % des réductions nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5 °C. Mahamoud  propose trois priorités : stopper la déforestation d’ici 2030, tripler les capacités d’énergie renouvelable d’ici 2035 et doubler les financements d’adaptation avant 2030.

Les engagements financiers pris à la COP29, notamment 300 milliards USD par an, nécessitent une concrétisation rapide. Les besoins réels des pays en développement dépassent 1 300 milliards USD par an d’ici 2035. Actuellement, seuls 10 % des financements d’adaptation atteignent les populations les plus vulnérables.

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