Le Sénégal et la Mauritanie ont officiellement reconduit leur protocole d’accord de pêche afin d’assurer la continuité des activités halieutiques dans l’attente de finaliser un nouveau cadre de coopération plus ambitieux. Cette décision, annoncée par le ministère sénégalais des Pêches et de l’Économie maritime, vise à garantir la sécurité et la stabilité pour des milliers de pêcheurs. Notamment les artisans originaires de Saint-Louis qui dépendent fortement des eaux mauritaniennes pour leurs ressources.
Contexte : Un partenariat stratégique face aux défis de la pêche
Le protocole initial, signé le 5 juin 2024 à Nouakchott, est entré en vigueur le 23 juillet 2024 avec une échéance fixée au 22 juillet 2025. Afin d’éviter une interruption des activités, la Mauritanie avait accordé au Sénégal une prorogation exceptionnelle de deux mois, couvrant la période du 23 juillet au 22 septembre 2025. Cette marge supplémentaire était nécessaire pour permettre aux deux parties de poursuivre les négociations sur un futur accord. À la fin de cette prolongation, les deux gouvernements ont opté pour une reconduction du protocole en vigueur, le temps d’aboutir à un nouvel arrangement technique.
Enjeux pour les pêcheurs sénégalais : sécurité et pérennité
La reconduction du protocole est cruciale pour la survie des communautés de pêcheurs artisanaux, qui, chaque année, sont confrontées à l’incertitude liée à l’accès aux zones de pêche mauritaniennes. Plusieurs points stratégiques font actuellement l’objet de négociations, concernant l’augmentation du nombre de permis, l’amélioration des conditions d’exercice des pêcheurs et l’adaptation du dispositif aux besoins des communautés locales. Cette coopération transfrontalière permet également aux pêcheurs artisans de bénéficier d’une sécurité accrue et d’un environnement propice au développement de leur activité économique.
Perspectives économiques : vers un nouvel accord halieutique
Le futur protocole de pêche, actuellement en cours de discussion, vise à instaurer un cadre plus structurant pour répondre aux enjeux de durabilité et de rentabilité du secteur. Alors que les ressources halieutiques sont soumises à une pression croissante dans toute l’Afrique de l’Ouest, cette collaboration bilatérale ambitionne de favoriser une gestion raisonnée des stocks tout en stimulant la croissance des économies locales. Pour les deux pays, la pêche artisanale reste un vecteur essentiel de stabilité sociale et de développement régional.
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