Une mission continentale d’évaluation
Plus de 40 pays membres participent au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (APRM), un cadre continental qui aide les États à améliorer leurs politiques publiques, notamment dans le secteur de l’éducation.
C’est dans ce contexte que les Seychelles accueillent actuellement une mission d’évaluation de leur système éducatif. Le Président de la République des Seychelles, le Dr Patrick Herminie, a reçu au State House la professeure Olive Mugenda, Présidente du panel des personnalités éminentes de l’APRM, lors d’une visite de courtoisie. La délégation se trouve dans le pays pour analyser le fonctionnement du système éducatif national.
Cette mission fait suite à une demande du gouvernement seychellois, transmise par le Ministre de l’Éducation et du Développement des ressources humaines, David Pierre, auprès du Secrétariat continental de l’APRM basé en Afrique du Sud. L’objectif consiste à évaluer les résultats du système éducatif, repérer les points faibles et proposer des pistes d’amélioration.
Lors de la rencontre, le Chef de l’Etat a souhaité la bienvenue à la délégation et a réaffirmé la volonté du gouvernement de renforcer le secteur de l’éducation. Ce dernier a aussi insisté sur l’importance des évaluations basées sur des données fiables pour guider les décisions publiques.
L’évaluation, lancée cette semaine, repose sur plusieurs échanges avec les acteurs du secteur. La délégation rencontre des responsables gouvernementaux, des enseignants, des professionnels de l’éducation et des représentants de la communauté. Ces discussions permettent de mieux comprendre les progrès réalisés et les défis rencontrés.
Les premières observations montrent que les Seychelles enregistrent un taux élevé d’accès à l’éducation, avec environ 98 % d’inscription scolaire. Ce chiffre place le pays parmi les meilleurs en Afrique dans ce domaine. Cependant, des difficultés apparaissent au niveau des transitions entre le secondaire, les études A-Level et l’université.
Les experts de l’APRM, avec l’appui de spécialistes locaux et internationaux, analyseront toutes les informations recueillies. Ces cadres compareront les résultats avec les bonnes pratiques observées dans les autres pays membres.





