Neuf jeunes diplômés transforment le plastique en énergie

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Neuf jeunes diplômés transforment le plastique en énergie

La formation au centre du projet

Neuf jeunes diplômés universitaires travaillent chaque jour dans l’atelier de Naipenda Comores à Chitsangani. L’objectif du projet consiste à transformer les déchets plastiques en carburant, gaz et pétrole brut grâce à un procédé de pyrolyse innovant.

L’équipe s’intéresse également à d’autres formes de valorisation : le plastique recyclé devient briques et planches. L’atelier emploie dix personnes et Clément Robert assure la direction du projet.

Les plastiques passent par plusieurs étapes : tri, lavage, découpe, broyage et pesage. Une partie des granulats part directement vers la production de carburant, tandis que le reste se stocke pour l’exportation. Clément Robert précise que le plastique s’achète entre 25 et 50 francs le kilo selon le type, et que certaines bouteilles sont conservées pour des projets futurs. L’atelier fonctionne avec une broyeuse, une extrudeuse et une machine de pyrolyse construite à partir de pièces récupérées.

Chaque jour, 25 kilos de plastique se transforment en 25 litres de carburant, en gaz et en cire pour la fabrication de bougies. Le gaz produit alimente la machine, et le pétrole brut part vers un partenaire local spécialisé dans la distillation d’ylang-ylang.

Mounya Kamardine, responsable du tri et du broyage, souligne : « Ce travail génère des revenus et contribue à la protection de l’environnement. L’équipe collabore étroitement et le projet suscite une réelle motivation ». « Cette activité valorise les compétences tout en ayant un impact positif sur la planète, malgré certaines critiques » a ajouté Toiyfati Mohamed, technicienne.

Ibrahim Ahmed, diplômé en mathématiques, supervise la pyrolyse. Protégé par une combinaison anti-feu, des gants et des lunettes, ce dernier place le plastique broyé dans la machine chauffée à 450 °C pendant deux heures et demie. Le carburant, le gaz et la cire produits alimentent l’atelier ou partent vers des partenaires externes.

Selon lui, cette initiative offre une opportunité concrète de mettre les connaissances en pratique tout en proposant une solution durable aux déchets plastiques.

L’atelier fait face à plusieurs contraintes : machines limitées, interruptions d’eau et d’électricité, et financement insuffisant. Clément Robert explique que l’équipe prépare un modèle plus performant et envisage l’agrandissement des locaux, avançant progressivement avec conviction.

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