Des écarts de 31 % à 90 % selon les territoires
Selon l’institut national de la statistique, seulement 48 % des logements ont été recensés au 19 décembre 2025.
Alors que la campagne devait se terminer le 10 janvier 2026, la moitié de la période est déjà passée et de nombreuses communes accusent un retard significatif. Le taux d’avancement varie fortement selon les territoires, de 31 % à 90 %. Ces écarts reflètent surtout des différences dans l’implication et la préparation des municipalités.
Sur le terrain, les agents rencontrent de multiples obstacles selon une source officieuse. Certains logements sont vides pendant les vacances scolaires, d’autres habitants refusent d’ouvrir leur porte, et des équipes se retrouvent isolées dans des quartiers sensibles.La note confidentielle révèle aussi des lacunes dans l’organisation : formations incomplètes, lettres d’information non distribuées, affiches officielles absentes et suivi quasi inexistant des recenseurs. Dans certains quartiers, la collecte n’a jamais commencé. Dans d’autres, elle est déjà achevée.
Par ailleurs, la sécurité des agents constitue un autre défi. Dans certains bidonvilles, ces derniers ont été menacés, ce qui transforme la mission en travail à haut risque. Certains superviseurs ont même perdu tout contact avec leurs équipes, laissant certaines zones totalement non couvertes.
Au-delà de l’opération, c’est la légalité du recensement qui est en question. La loi impose une collecte « générale et précise ». Un recensement incomplet fragilise la validité des chiffres, utilisés pour répartir les dotations, attribuer les sièges électoraux et orienter les politiques publiques. Pour limiter les impacts, des prolongations sont envisagées commune par commune.





