Le Burkina Faso mise sur les infrastructures routières pour fluidifier la circulation dans sa capitale. À Ouagadougou, plus de 40 milliards de FCFA ont été investis dans de nouvelles voiries modernes, soit plus de 22 km d’axes routiers inaugurés pour améliorer la mobilité urbaine, l’accès aux quartiers stratégiques et la connectivité de la ville.
Un chantier majeur pour la capitale
Ce programme a été officiellement lancé le 23 mai 2026 à Kossodo par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, en présence du ministre de la Construction et de l’Urbanisme, Mikaïlou Sidibé. Au total, huit infrastructures routières ont été inaugurées, dont la Rocade Nord, l’Avenue du Moogho Naaba, l’Avenue Yennega et plusieurs voies d’accès vers des sites administratifs et sécuritaires.
L’objectif est simple : désengorger les principaux axes, réduire les temps de déplacement et soutenir le développement économique de la capitale. Dans une ville en forte croissance, ces investissements répondent à un besoin urgent d’aménagement urbain et de mobilité plus fluide.
Les axes concernés
Parmi les infrastructures livrées figurent la Rocade Nord-Ouest, la voie d’accès au mémorial dédié aux victimes du crash d’Air Algérie, la voie d’accès au camp Général Bila Zagré de Kamboinsin, ainsi que celle du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Ces ouvrages ne sont pas seulement routiers : ils structurent aussi l’espace urbain autour d’enjeux administratifs, mémoriels et sécuritaires.
La Rocade Nord mesure à elle seule 10,230 km, avec 1 373 mètres de contre-allées et 20 629 mètres linéaires de réseaux d’assainissement et de drainage. Ce niveau de détail montre que le projet dépasse la simple pose d’asphalte : il s’agit d’un aménagement complet pensé pour durer.
Un investissement à portée nationale
Selon le ministre Mikaïlou Sidibé, ces 22 km de voiries modernes traduisent une vision de souveraineté, de résilience et de progrès. Le gouvernement lie ici la mobilité urbaine à des priorités plus larges, comme la sécurité, la cohésion nationale et la croissance économique.
Le Premier ministre a aussi insisté sur la responsabilité des usagers et des riverains pour préserver ces infrastructures. Cet appel au civisme est important, car la durabilité des routes dépend autant de la qualité des travaux que de leur entretien au quotidien.
Un signal pour Ouagadougou
Pour Ouagadougou, ce chantier envoie un signal politique et économique fort. La capitale burkinabè souffre depuis longtemps de la congestion, de l’urbanisation rapide et du besoin d’axes structurants capables d’accompagner son expansion.
Avec cet investissement de plus de 40 milliards FCFA, l’État affiche sa volonté de moderniser la ville et d’améliorer concrètement le quotidien des habitants. À terme, ces infrastructures peuvent aussi faciliter l’attractivité économique de la capitale, en rendant les déplacements plus rapides et plus sûrs.





