En 2025, le mobile money en Afrique a enregistré un volume de transactions record de 1 432 milliards de dollars, selon le rapport GSMA, confirmant le leadership mondial du continent dans ce secteur fintech. Ce chiffre illustre l’explosion des services financiers mobiles qui transforment l’économie africaine en favorisant l’inclusion financière pour des millions d’utilisateurs. L’Afrique subsaharienne domine cette dynamique, avec une adoption massive des comptes actifs et des paiements marchands en pleine croissance.
Chiffres Clés du Rapport GSMA
L’Afrique a traité 1,4 trillion de dollars en transactions mobiles money en 2025, surpassant les autres régions et représentant la majorité des 2,1 trillions mondiaux.
1,2 milliard de comptes enregistrés et 347 millions d’utilisateurs actifs sur le continent, avec l’Afrique de l’Est en tête à 806 milliards de dollars.
Les paiements aux marchands ont bondi à 155 milliards de dollars globalement, devenant le cas d’usage le plus dynamique.
Leadership Africain en Fintech Mobile
L’Afrique de l’Est mène avec 193 millions de comptes actifs, tandis que l’Afrique centrale atteint 105 milliards et l’Afrique du Nord affiche une croissance de 60% des volumes.
Le Sud de l’Afrique, bien que plus modeste à 8 milliards, montre un fort potentiel avec l’augmentation des utilisateurs actifs.
Cette domination s’explique par l’intégration croissante du mobile money dans les économies quotidiennes, des transferts P2P aux paiements humanitaires.
Impacts Économiques et Défis
Au-delà des paiements, le mobile money dope l’interopérabilité avec les banques (160 milliards de dollars d’échanges bilatéraux) et soutient la digitalisation des entreprises.
Cependant, des risques émergent : taxes sur transactions, fraudes en hausse et inégalités persistantes, notamment de genre.
Pour l’Afrique, cela renforce son rôle pionnier dans la finance numérique, avec une utilisation mensuelle atteignant 25,7% des comptes enregistrés.
Perspectives pour 2026 et Au-Delà
Le mobile money évolue vers un écosystème mature, intégrant IA et 5G pour de nouveaux services comme les microcrédits et assurances.
En Afrique, où le secteur mobile contribue déjà 7,7% du PIB, ces avancées pourraient porter la valeur économique à 270 milliards de dollars d’ici 2030.
Les investisseurs et régulateurs africains ont une opportunité unique pour capitaliser sur cette révolution inclusive.




