Pourquoi l’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % en 2026

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Pourquoi l’État revoit sa prévision de croissance à 3,8 % en 2026

L’impact de plusieurs chocs économiques qui ont marqué le début de l’année

L’économie malgache fait face à une réalité plus difficile que prévu. Alors que le gouvernement tablait initialement sur une croissance de 4,8 % pour l’année 2026, cette prévision a été revue à la baisse à 3,8 % dans le cadre du Projet de Loi de Finances Rectificative (PLFR). Cette révision reflète l’impact de plusieurs chocs économiques et climatiques qui ont marqué le début de l’année.

Selon le ministère de l’Économie et des Finances, les cyclones Fytia et Gezani ont fortement affecté le secteur primaire, notamment l’agriculture, en détruisant des cultures et des infrastructures essentielles. Les dégâts causés au réseau électrique de Toamasina ainsi qu’au complexe minier d’Ambatovy ont également freiné l’activité industrielle du pays.

À ces difficultés s’ajoute un contexte international tendu. La hausse des prix du pétrole liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient a augmenté les coûts de production et de transport, tandis que la suspension prolongée de certaines liaisons aériennes internationales a ralenti la reprise du secteur touristique.

Les secteurs les plus touchés sont les industries extractives, l’énergie et le tourisme. En revanche, certaines activités continuent de montrer des signes encourageants. Le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) bénéficie des besoins de reconstruction et des grands projets d’infrastructures. Les télécommunications et l’externalisation de services (BPO) affichent également une forte croissance, soutenue par la transformation numérique du pays.

Cette révision de la croissance ne signifie pas pour autant un arrêt du développement économique. Elle rappelle surtout la vulnérabilité de Madagascar face aux chocs climatiques et externes. Pour atteindre une croissance durable, le pays devra poursuivre ses investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture résiliente et la diversification de son économie afin de réduire sa dépendance à quelques secteurs clés.

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