Un nouvel élan pour la filière
Le Ministère du Commerce et de la Consommation a annoncé la libéralisation du prix de la vanille à Madagascar. Cette décision fait suite à la saturation des stocks, aussi bien sur le marché local qu’à l’international. L’objectif est de permettre aux acteurs de la filière de négocier librement leurs prix selon la réalité du marché.
Pour éviter toute baisse excessive pouvant fragiliser la filière, le ministère a fixé des prix de référence à l’exportation : 15 USD le kilo pour la poudre de vanille, 25 USD pour la vanille rouge et 50 USD pour la vanille noire Gourmet. Ces tarifs ne sont pas obligatoires, mais servent de repères. Les produits vendus en dessous de ces montants ne pourront toutefois pas être exportés. Les exportateurs sont invités à vérifier leurs transactions afin d’éviter toute vente à perte ou erreur de déclaration fiscale.
En parallèle, le Ministère du Développement industriel et du secteur privé (MIDSP) prépare un projet de loi pour mieux valoriser les produits emblématiques des régions malgaches, en partenariat avec l’Office malgache de la propriété industrielle (OMAPI). L’idée est de renforcer la valeur ajoutée des produits locaux, aussi bien sur le marché national qu’à l’étranger.
Plusieurs produits ont été identifiés : le poivre rouge de Bongolava, le café arabica d’Itasy, le cacao d’Ambanja et le riz parfumé d’Anivorano Nord. Ce projet s’inscrit dans une stratégie de développement économique régional, qui vise à protéger l’origine et la qualité de ces produits grâce à la désignation géographique.
Le MIDSP indique que la demande pour le poivre rouge de Bongolava est déjà supérieure à l’offre, preuve du fort potentiel de ce produit à l’exportation. Pour y répondre, un programme agricole lancé à Ankadinondry Sakay en avril dernier a pour but d’augmenter la production et de soutenir les agriculteurs locaux.





