Le Maroc et la Chine viennent de décider de son partenariat agricole et hydrique à un niveau supérieur, avec un accent sur la sécurité alimentaire et la gestion de l’eau face au changement climatique. Cette actualité s’inscrit dans une coopération déjà ancienne entre les deux pays dans les domaines de l’agriculture, de l’irrigation et de la recherche agronomique.
Un accord dans un contexte de stress hydrique
Le renforcement de la coopération intervient dans un contexte marqué par la raréfaction de l’eau et l’impact croissant du changement climatique sur l’agriculture marocaine. Les deux pays mettent en avant la sécurité hydrique et la souveraineté alimentaire comme priorités stratégiques communes, définissant l’eau comme un levier central de stabilité économique et de développement durable.
Les principaux axes de la coopération
La nouvelle dynamique porte sur plusieurs volets clés : partage d’expertise, transfert de technologies d’irrigation et de dessalement, ainsi que l’amélioration de la gestion des ressources hydriques entre bassins. Elle s’appuie également sur des chantiers déjà engagés, comme les projets d’irrigation moderne, la valorisation des eaux non conventionnelles et les dispositifs sanitaires et phytosanitaires liés aux échanges de produits agricoles.
Technologie, innovation et recherche agronomique
Les responsables marocains et chinois soulignent la place centrale de la recherche agronomique et de la modernisation des techniques de production dans ce partenariat. La coopération couvre notamment la numérisation de l’agriculture, l’amélioration des rendements via l’innovation (semences, intrants, irrigation de précision) et le développement des capacités humaines et institutionnelles.
Une dimension africaine
Au-delà du cadre bilatéral, Rabat et Pékin envisagent de faire de ce partenariat un levier pour soutenir d’autres pays africains confrontés à des défis similaires en matière de sécurité alimentaire et hydrique. Le Maroc, fort de son ancrage continental et de son expertise en engrais et en irrigation, se positionne comme plateforme de coopération sud-sud, tandis que la Chine apporte des capacités technologiques et une expérience en agriculture à grande échelle.
Enjeux économiques et opportunités d’investissement
Le renforcement de la coopération agricole ouvre la voie à de nouveaux projets d’investissement, tant dans les infrastructures hydriques (dessalement, réseaux d’irrigation) que dans les chaînes de valeur agroalimentaires. À terme, ces projets doivent contribuer à sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur, dynamiser les exportations agricoles marocaines et créer des opportunités pour les entreprises des deux pays, notamment dans l’agro-industrie et les services liés à l’eau.
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