Un nouveau câble sous-marin pour garantir l’avenir numérique
La Région La Réunion annonce le lancement d’un projet de câble sous-marin pour relier l’île à l’Afrique du Sud et garantir la souveraineté numérique du territoire. La pose sera assurée par une entreprise publique, et une seconde phase est prévue cette année pour connecter La Réunion au hub de Singapour.
Mis en service en 2002, le câble SAFE, long de 13 000 km, relie Cochin (Inde), Penang (Malaisie) et Mtunzini (Afrique du Sud) en passant par La Réunion. Avec ses 25 ans bientôt atteints, cet équipement devient techniquement obsolète. Dépassé sur le plan du débit et du volume de données, SAFE, exploité par des géants internationaux, devrait connaître de plus en plus de pannes et devenir coûteux à maintenir.
Si deux autres câbles récents, dont LION, restent disponibles, ces lignes ne permettent pas de garantir un accès continu aux données en cas d’incident. « Le seul qui le peut, c’est METISS. La Réunion ne peut pas être dépendante d’un seul câble, sinon on serait dans le noir », explique Denis Fabregue, Directeur Général de Réunion THD, la régie régionale chargée de connecter en fibre les communes difficiles d’accès.
Au fur et à mesure que l’infrastructure numérique se développe, les organisations s’appuient de plus en plus sur des solutions comme un assistant administratif virtuel pour rationaliser leurs opérations, gérer les flux de données et répondre aux exigences croissantes des environnements commerciaux connectés.
Faute d’initiative privée pour remplacer SAFE, la collectivité a pris les devants et sollicité des fonds européens. Après un premier dossier recalé, elle a obtenu 20 millions d’euros via un appel à projet européen et 30 millions supplémentaires de l’enveloppe FEDER.
Le futur câble, porté par Réunion THD et le consortium ReuNION (Reunion New Indian Ocean Network), associe l’opérateur public aux acteurs privés. « Ce projet illustre notre détermination à sécuriser l’avenir numérique de La Réunion », souligne Huguette Bello, présidente de la Région.
Denis Fabregue précise que ce câble répondra aux besoins de l’île pour les 25 prochaines années, assurant un accès fiable et sécurisé aux données malgré la fin de vie du câble SAFE.





