Le gouvernement tunisien annonce une réforme majeure du système bancaire pour 2026, axée notamment sur la restructuration des banques mixtes. Cette démarche s’inscrit dans un contexte économique marqué par une hausse des créances classées et un ralentissement de l’activité de crédit, impactant la stabilité financière du pays.
Une priorité pour la stabilité financière
Selon le projet de budget économique 2026, le gouvernement prévoit de renforcer le rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie tout en préservant la solidité de ses fondations financières. Cette opération inclut un programme de restructuration des banques mixtes ainsi que de la Banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME). Par ailleurs, la Société tunisienne de garantie (SOTUGAR) verra ses services développés pour mieux soutenir les PME et les projets d’investissement.
Mesures et contrôles renforcés
Pour assurer le succès de cette réforme, un accent particulier sera mis sur le contrôle des établissements bancaires. La stratégie 2026 prévoit aussi un examen rigoureux des créances classées, avec un suivi strict des plans stratégiques de réforme des banques. Cette démarche prolonge les initiatives lancées en 2025 par la Banque centrale de Tunisie, telles que la mise en place de circulaires destinées à limiter les risques bancaires et à encadrer la distribution des dividendes pour renforcer les fonds propres des institutions financières.
Un impact attendu sur le financement économique
En visant une meilleure mobilisation des financements nécessaires, la réforme des banques mixtes veut dynamiser le financement des petites et moyennes entreprises et renforcer ainsi l’économie tunisienne. Cette révision structurelle est également censée améliorer la réponse bancaire aux besoins des opérateurs économiques dans un contexte économique difficile, tout en favorisant la stabilité du secteur financier.





