Financement de la Banque mondiale pour l’agriculture au Burkina Faso

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Financement de la Banque mondiale pour l’agriculture au Burkina Faso

La Banque mondiale a débloqué 216 millions USD pour accélérer la transformation agricole au Burkina Faso, un financement clé face aux défis sécuritaires et climatiques qui freinent le secteur. Ce soutien s’inscrit dans une série d’initiatives visant à renforcer la résilience des petits producteurs et à booster la productivité dans un pays où l’agriculture emploie 80% de la population active.

Contexte du financement

Ce déblocage de 216 millions USD (environ 130 milliards FCFA) cible des projets d’irrigation, de chaînes de valeur et de compétitivité agricole, prolongeant des programmes comme le PReCA (Projet de résilience et de compétitivité agricole) financé antérieurement à hauteur de 200 millions USD. Il répond aux priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES) et de l’Offensive agropastorale 2023-2025, en misant sur des filières comme le maïs, le riz, le soja et le karité. Ce geste intervient dans un contexte de vulnérabilité accrue due aux chocs climatiques et aux insécurités dans le Sahel.

Objectifs stratégiques

Le financement priorise l’aménagement de périmètres irrigués (bas-fonds, jardins maraîchers), la construction d’infrastructures de stockage et de pistes rurales, ainsi que le soutien aux PME agroalimentaires. Il vise à accroître la productivité des petits exploitants, à améliorer l’accès aux marchés régionaux via la ZLECAf, et à créer des emplois pour les jeunes et les femmes. Des chaînes de valeur ciblées (riz, oignon, tomate, fruits) bénéficieront d’investissements en transformation et commercialisation.

Enjeux et perspectives

Malgré ce boost, les défis persistent : coordination interministérielle, maintenance des infrastructures et intégration sécuritaire des zones affectées. Ce financement aligne le Burkina sur l’Initiative pour l’irrigation au Sahel (visant 1 million d’hectares d’ici 2035) et complète les apports de la BAD (114 milliards FCFA en 2023). À long terme, il renforce la souveraineté alimentaire et les exportations intra-africaines, pivotal pour une économie rurale en transition.

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