Burkina Faso importe 710 vaches gestantes brésiliennes pour révolutionner sa filière laitière et réduire sa dépendance aux importations. Cette initiative stratégique, annoncée par le ministère de l’Agriculture fin janvier 2026, cible les promoteurs de fermes d’élevage pour booster la productivité nationale.
Contexte et objectifs stratégiques
Le Burkina Faso, avec un cheptel de près de 71 millions de têtes en 2023, peine à répondre à sa demande en lait et viande. Les races locales produisent seulement 0,5 à 1,3 litre par jour, contre 15 à 40 litres pour les lignées brésiliennes prévues (Guzerá, Gir, Holstein).
Cette opération s’inscrit dans un partenariat noué en juin 2025 entre le Centre de promotion de l’aviculture et de multiplication des animaux performants (CPAMAP) et l’Institut Daniel Franco (IDF) brésilien, expert en élevage durable adapté aux climats tropicaux. L’État subventionne 2 millions FCFA par tête pour encourager l’adoption.

Les animaux arrivent gestants, assurant une diffusion rapide des lignées améliorées auprès des éleveurs locaux via insémination et transferts embryonnaires.
Enjeux économiques et sécuritaires
Le Burkina importe annuellement 25 000 tonnes de produits laitiers (poudre, beurre), pour 29 millions USD. L’objectif : autosuffisance laitière d’ici 2030 via le projet Faso Kosam, couvrant 50% de la demande domestique, et positionner le pays comme exportateur de viande.
Le ministre d’État Ismaël Sombié a inspecté les infrastructures de Loumbila pour garantir des conditions sanitaires optimales, dans un contexte de modernisation des filières lait et bétail-viande.
Perspectives régionales
Après le Sénégal, le Burkina rejoint une dynamique ouest-africaine d’importations exotiques pour contrer la faible productivité locale. Cette approche relance le débat sur la préservation des races endogènes, mais promet une sécurité alimentaire renforcée et des milliers d’emplois dans l’élevage moderne.
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